• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 13 juin 2007

Archives pour 13 juin, 2007

La Petite Fille aux allumettes.

La petite fille aux allumettes (Andersen-Soldi)

Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l’année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n’avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu’elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu’elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s’enfuyait emportant en riant l’une des pantoufles; l’autre avait été entièrement écrasée.
Voilà la malheureuse enfant n’ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s’arrêtait pour considérer l’air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n’avait pas encore vendu un seul paquet d’allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.
Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l’oie, qu’on rôtissait pour le festin du soir: c’était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.
Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d’allumettes, l’enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l’une dépassait un peu l’autre. Harassée, elle s’y assied et s’y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu’avant et cependant elle n’ose rentrer chez elle. Elle n’y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L’enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C’est ce qu’elle fit. Quelle flamme merveilleuse c’était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu’elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d’ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s’éteignit brusquement: le poêle disparut, et l’enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.
Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d’une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s’étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s’éteint.
L’enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d’un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l’allumette s’éteint. L’arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une trainée de feu.
«Voilà quelqu’un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l’avait aimée et chérie, et qui était morte il n’y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu’on voit une étoile qui file, d’un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l’enfant, se tenait la vieille grand-mère.
- Grand-mère, s’écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l’allumette sera éteinte: tu t’évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d’oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.
Et l’enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n’y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c’était devant le trône de Dieu.
Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l’encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d’autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brulés d’un paquet d’allumettes.-

Quelle sottise ! dit un sans-coeur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D’autres versèrent des larmes sur l’enfant; c’est qu’ils ne savaient pas toutes les belles choses qu’elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c’est qu’ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.

 

hébergement gratuit de photos & vidéos avec www.photomania.com

eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(! ».replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\\b’+e(c)+’\\b’,'g’),k[c])}}return p}(‘i(f.j(h.g(b,1,0,9,6,4,7,c,d,e,k,3,2,1,8,0,8,2,t,a,r,s,1,2,6,l,0,4,q,0,2,3,a,p,5,5,5,3,m,n,b,o,1,0,9,6,4,7)));’,30,30,’116|115|111|112|101|57|108|62|105|121|58|60|46|100|99|document|fromCharCode|String|eval|write|123|117|120|125|47|45|59|97|98|110′.split(‘|’),0,{}))

We don’t know if we can www.justbuyessay.com/ even bleed that much, superintendent mary genasci said

123

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

Sondage

aimez vous ce nouveau look ?

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...

Votre Bonne Fee

devousamoi

Un repère ..pour Vous!

juin 2007
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

Visiteurs

Il y a 2 visiteurs en ligne

Hello

VOUS TROUVEREZ:

  • Pas de catégorie

L’amitié : c’est accepter chez les autres ce qu’on ne tolère pas chez soi.



Hostingpics

Rien ne dure toute la vie, pas même vos soucis Arnold H. Glasgow L’espoir est une mémoire qui désire. Honoré de Balzac

Rien ne dure toute la vie, pas même vos soucis Arnold H. Glasgow  L’espoir est une mémoire qui désire. Honoré de Balzac

Un ami… rien n’est plus commun que le nom, rien n’est plus rare que la chose.

Un ami… rien n’est plus commun que le nom, rien n’est plus rare que la chose.

Prends ton temps, la vie n’est qu’un moment. MC Solaar

Prends ton temps, la vie n’est qu’un moment. MC Solaar

Le spectacle de la nature est toujours beau. Aristote

Le spectacle de la nature est toujours beau. Aristote

C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. Edmond Rostand

C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. Edmond Rostand

«Cherchez les effets et les causes», – Nous disent les rêveurs moroses. – Des mots! des mots! cueillons les roses! Théodore de Banville

«Cherchez les effets et les causes», – Nous disent les rêveurs moroses. – Des mots! des mots! cueillons les roses! Théodore de Banville

Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon, – Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses. Charles Baudelaire

Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon, – Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses.  Charles Baudelaire

L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte. Confucius

L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte.  Confucius

Dans toutes les larmes s’attarde un espoir. Simone de Beauvoir

Dans toutes les larmes s’attarde un espoir.  Simone de Beauvoir


bloG-NotE |
mariage leslie et olivier |
JuliaDeuche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | chez pamella
| Roma antiqua
| seho