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Archives pour 24 juin, 2007

Le Petit Soldat de Plomb ( Dimanche)

Le petit soldat de plomb

Il était une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères car tous nés d’une vieille cuillère de plomb. Ils se tenaient l’arme au bras, la tête droite et leur uniforme était rouge et bleu. La première chose qu’ils entendirent, lorsqu’on ôta le couvercle de leur boîte, fut : « Des sodats de plombs ! », crié par un petit garçon qui les avait reçus pour son anniversaire. Il les alignait maintenant sur
la table. Chaque soldat ressemblait aux autres. Un seul était différent : il n’avait qu’une jambe. Mais il se tenait aussi ferme sur cette jambe que les autres sur deux.

Sur la table où les petits soldats de plomb étaient rangés, il y avait beaucoup d’autres jouets ; mais le plus remarquable était un beau château en papier. Par les fenêtres on pouvait voir jusque dans les salles. Au dehors, des petits arbres entouraient un miroir figurant un lac ; des cygnes en cire s’y reflétaient. Tout cela était
ravissant mais ce qu’il y avait de plus charmant encore, c’était une petite demoiselle qui se trouvait devant la porte du château.
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Elle aussi était en papier. Elle portait un jupon de tulle et, en guise d’écharpe, un mince ruban bleu au milieu duquel étincelait une paillette aussi grande que son visage. La demoiselle étirait ses bras en l’air, parce qu’elle était danseuse, et elle levait une de ses jambes si haut que le petit soldat de plomb ne put l’apercevoir.

Il crut que la demoiselle n’avait qu’une jambe comme lui.

« Ce serait une femme idéale pour moi, songea-t-il, mais comme elle est distinguée ! Elle habite un château, et moi seulement une boîte dans laquelle nous sommes déjà vingt-cinq…

Malgré tout, il faut que j’essaie de faire sa connaissance. »

Et il se cacha derrrière une tabatière qui était sur la table. Là il pouvait mieux admirer la petite demoiselle qui restait debout sur une jambe sans perdre l’équilibre.

Le soir venu, les soldats de plomb rentrèrent dans leur boîte et les habitants de la maison allèrent se coucher. Notre petit soldat se dissimula derrière la tabatière. Quand minuit sonna, clac ! le couvercle sauta ; un petit diable apparut ; la tabatière était en réalité une boîte à surprise. « Soldat de plomb, dit le diablotin, arrête un peu de regarder la petite demoiselle et met tes yeux dans ta poche ! »

Mais le soldat fit semblant de ne pas entendre.

« Attends voir jusqu’à demain ! », reprit le diablotin.

Et le lendemain, lorsque les enfants se levèrent, ils placèrent le soldat de plomb sur le rebord de la fenêtre ; mais tout à coup, la fenêtre s’ouvrit et il tomba du troisième étage, la tête la première sur le pavé. Il atterrit sur son shako, la jambe en l’air et la baïonnette fichée entre les pavés. La servante et le petit garçon descendirent le chercher, mais ils ne le retrouvèrent pas.

La pluie commença à tomber. Ce fut bientôt un vrai déluge.

Après l’orage, deux gamins des rues vinrent à passer : « Dis donc ! fit l’un, voilà un soldat de plomb qui ne demande qu’à naviguer. « 

Image hébergée par servimg.com Ils confectionnèrent un bateau avec un vieux journal, mirent dedans le soldat de plomb et le lâchèrent dans le caniveau rempli d’eau; les deux gamins le suivaient en battant des mains. Le soldat de plomb, ballotté en tous ses sens, restait impassible.

Soudain, le bateau fila sous une planche qui recouvrait le caniveau et s’engouffra dans l’égout. « Il fait aussi noir que dans ma boîte, dit le soldat de plomb. Où vais-je atterrir maintenant ? Si seulement la petite demoiselle
était avec moi ! »

Image hébergée par servimg.com Au même moment surgit un gros rat qui lui cria : « Passeport ! Et plus vite que ça ! » Mais le soldat de plomb ne répondit pas et serra très fort son fusil. Le
courant l’entraînait déjà vers la sortie de l’égout qui se jetait dans la rivière. Le bateau tournoya plusieurs fois sur lui-même, se remplit d’eau et sombra. Heureusement, le papier journal se déchira et le soldat passa au travers. Et au même instant, il fut avalé par un gros poisson. « Il fait encore plus noir que tout à l’heure », pensa le soldat de plomb. Mais il restait immobile, l’arme au bras.

Le poisson s’agitait de tous côtés. Brusquement, ses soubresauts cessèrent. Le soldat de plomb vit la lumière du jour et entendit une voix qui criait : « Regardez ce que j’ai trouvé dans le ventre du poisson !

Un soldat de plomb ! » C’était la cuisinière qui avait acheté le poisson au marché et qui le préparait pour le déjeuner. Elle apporta le petit soldat dans le salon. Oh ! Surprise, il reconnut les enfants, leurs jouets, le château de papier et la charmante petite danseuse.

Elle était restée bravement dans la même position, la jambe tendue en l’air et il en fut tout ému. Il la regarda, elle le regarda aussi, mais ils ne se dirent pas un mot. Soudain, sans la moindre raison, le petit garçon le saisit et le jeta au feu.

Le petit soldat de plomb fut envahi d’une chaleur horrible. Il se sentait fondre peu à peu il perdit sa forme mais il regardait toujours la petite demoiselle, en tenant fermement son fusil. C’est alors qu’un courant d’air fit voler la danseuse dans le feu, près du soldat.

En un instant, elle disparut dans les flammes.

Le lendemain matin, quand la servante balaya les cendres de la cheminée, elle trouva un petit coeur de plomb et une paillette, que le feu avait rendu noirs comme du charbon.

Hans Christian Andersen

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