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Beatrix Potter

Image hébergée par servimg.comElle est née à Londres dans une famille de la grande bourgeoisie enrichie par le commerce du coton. En cette fin de XIXe siècle, les enfants de la bonne société n’ont que peu de contacts avec leurs parents. Ils sont élevés à l’écart du monde par des gouvernantes et rapidement envoyés en pension. La petite Helen Beatrix souffre d’une profonde solitude, à peine comblée par un environnement propice aux activités artistiques.
Ophélia, de John Everett Millais (1852).
Ophélia, de John Everett Millais (1852).

Son père est un photographe amateur, féru d’art, qui emmène sa fille et son fils Bertram aux expositions de la Royal Academy. Le peintre préraphaélite John Millais est un ami de la famille. Beatrix est littéralement en adoration devant son tableau Ophelia qui est à ses yeux « la plus merveilleuse peinture du monde ».

Les mois d’été, la famille s’installe à Wray Castle, près d’Ambleside, le pays des lacs, au nord de l’Angleterre. C’est un véritable paradis pour la jeune fille qui trompe son ennui grâce à l’étude frénétique de la nature : herbier, collection de fossiles ou d’insectes. Tout lui est bon pour approfondir ses connaissances scientifiques. C’est également à Wray Castle qu’elle fait la rencontre, déterminante, du vicaire Hardwicke Rawnsley. Ce grand amoureux des lacs milite pour la protection de l’environnement et fondera en 1895 le National Trust. Il encourage son goût du dessin naturaliste et la pousse à fréquenter le British Museum.

Beatrix se passionne pour la mycologie. Pendant des années, elle récolte des spécimens, les dissèque, les dessine dans les moindres détails et développe bientôt une théorie sur la propagation des lichens. Soutenue par son oncle, le chimiste Sir Henry Enfield Roscoe, elle présente ses recherches aux botanistes des Jardins botaniques royaux de Kew. En pure perte. Elle est victime de l’ostracisme d’une communauté scientifique qui ne lui pardonne pas d’être une femme et la relègue au rang d’amateur. Maigre consolation : la Linnaean Society of London accepte de dévoiler ses travaux lors d’une conférence à laquelle, comble de l’ironie, elle n’aura pas, en tant que femme, le droit d’assister.

En 1890, sur le conseil d’un de ses amis, Canon Rawnsley, elle crée à partir de ses dessins d’animaux et de plantes ses premières cartes de vœux qui, à sa grande surprise, sont achetées par Hildesheimer & Faulkner en Allemagne. À la même époque, le fils de sa gouvernante attrape la scarlatine. Pour accompagner sa convalescence, Beatrix lui compose l’histoire de quatre petits lapins nommés Flopsy, Mopsy, Cottontail, et Peter.

Il faudra attendre sept ans pour que cette histoire originale soit étoffée et devienne un véritable ouvrage illustré en noir et blanc. Aucun éditeur ne semble intéressé. Devant des refus successifs et parfois méprisants, Beatrix Potter choisit de publier elle-même un recueil qu’elle souhaite différent des livres d’enfants de l’époque, peu maniables. Elle opte pour un petit format (15 cm), un papier résistant et, surtout, des illustrations sur chaque page. Deux atouts les différencient des publications traditionnelles :

* L’anthropomorphisme de ses personnages est contrebalancé par la précision anatomique de son trait. Ses lapins ressemblent à des lapins au poil près et se conduisent comme tels. Leurs rapports avec les humains ne sont jamais édulcorés. Ainsi, le père de Peter Rabbit finit ses jours dans une tourte cuisinée par Madame McGregor.
* Son exigence du mot juste : convaincue que les enfants sont sensibles aux mots qu’ils apprennent, elle s’est toujours refusée à remplacer un terme, si difficile soit-il, par un autre, plus simple mais moins précis.

Ce premier tirage de 250 exemplaires est un véritable succès. Conan Doyle lui-même en achète pour ses enfants. Trois mois plus tard, Peter Rabbit est réédité à 250 exemplaires. Frederick Warne & Co., l’un des éditeurs qui l’avaient précédemment refusé, accepte de publier Peter Rabbit avec des illustrations en couleurs. En 1902, le livre paraît et, dans l’été de la même année, les premières copies « pirates » circulent aux États-Unis.
Couverture du Conte de M. Jeremy Fisher, Beatrix Potter (1906).
Couverture du Conte de M. Jeremy Fisher, Beatrix Potter (1906).

Beatrix Potter a 36 ans, vit toujours chez ses parents, mais gagne sa vie pour la première fois. Les dix années qui suivent verront la naissance de 23 albums. La famille de Peter Rabbit s’agrandit : Jeremy Fisher le Crapaud, Cecily Parsley, Miss Moppet et bien d’autres évoluent dans un univers souvent cruel, alors que leur auteur, reconnue, se délivre peu à peu de la tutelle pesante de ses parents.

En 1913, son mariage avec William Hellis signe l’arrêt de sa carrière littéraire. Madame Hellis est une femme différente de la jeune Potter. À 47 ans, aimée, accompagnée par un homme qui partage son amour de la nature, elle n’a plus besoin de son univers de papier pour meubler sa solitude. Elle abandonne progressivement Peter Rabbit pour se consacrer, avec son mari, à la vie rurale et à l’élevage des moutons.

À sa mort, le 22 décembre 1943, elle laisse au National Trust 14 fermes, 4 000 acres (16 km²) de terre, ses troupeaux de moutons Herdwick et, bien sûr, ses lapins, qui, affirmait-elle, étaient les descendants du véritable Peter Rabbit.
source Wikipédia

 

 

 

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